Très souvent, les intéressés par l’Ordre
du Temple et de la chevalerie posent des questions sur les activités
et buts des Templiers d’aujourd’hui.
Nous allons essayer de répondre aux questions et thèmes
les plus souvent évoqués par les chercheurs :
Les Templiers du Moyen-âge avaient le respect des valeurs du groupe
et étaient fiers d’appartenir à une élite.
Leur sincérité et l’honnêteté envers leur
Ordre et le siècle étaient reconnues de tous.
En menant une vie saine et équilibrée, cette stabilité psychique
et leur foi leur permettaient d’accomplir des exploits qui faisaient
l’admiration de tous.
Nous ne pouvons plus aujourd’hui accomplir ces actes d’antan,
mais nous nous réclamons de ces valeurs.
En partageant ces qualités avec leurs nouveaux compagnons, les futurs
chevaliers et dames du Temple acquerront les qualités nécessaires à leur évolution
spirituelle et morale, essentielle à leur enrichissement personnel.
Ce qui fait la richesse d’une association, c’est la qualité et
l’originalité des membres qui la compose.
Le fait que vous lisiez ces lignes démontre l’intérêt
que vous nous portez, ainsi qu’à l’histoire de l’Ordre
du Temple. Pour devenir Templier, il faut faire preuve de curiosité et
avoir l’envie d’apprendre.
Aussi curieux que cela puisse paraître, les anciennes valeurs de
l’Ordre du Temple sont toujours actuelles.
Les femmes et les hommes, de tous temps ont besoin d’un idéal
et de constance pour réaliser les projets qui leur tiennent à cœur,
qu’ils soient matériels ou spirituels. Il est certain que l’idéal
de la chevalerie se retrouve dans la modernité des choses.
La courtoisie, la solidarité, la bravoure, la tolérance, valeurs
anciennes de la chevalerie, sont des qualités toujours contemporaines.
Défendre ces traditions ne peut qu’enrichir celui qui les pratique.
Les Templiers de jadis défendaient des valeurs inhérentes à leur époque.
Aujourd’hui, nous défendons des objectifs plus conformes à notre
monde contemporain.
La noblesse de cœur du chevalier Templier moderne, l’histoire
de la chevalerie, et un certain effort personnel lui permettront d’arriver à ses
buts. En défendant ces valeurs, on peut éviter le risque de
la perte d’un modèle social et culturel.
Depuis la création de la chevalerie, les vertus qu’elle préconisait
sont devenues l’apanage de toute femme et homme de bien. Les Templiers étaient
des moines-soldats avec leurs défauts et leurs qualités.
Dans la vie quotidienne de ces hommes, en temps de guerre ou de
paix, des qualités telles que la fraternité, le partage, la
solidarité, la protection des faibles et des malades étaient
choses naturelles ; ils étaient aussi moines et pratiquaient l’humilité,
la charité, la compassion, la liberté des différences.
Aujourd’hui, la plupart de ces valeurs sont toujours de mise. Le chevalier
moderne va apprendre à cultiver ces qualités dans son activité journalière.
Il n’est peut-être pas nécessaire d’être
Templier pour cela, mais nous pensons que le modèle de nos prédécesseurs
donne l’exemple et encore plus l’envie de bien faire.
Le chevalier moderne pourra le pratiquer autour de lui, dans sa
famille, son milieu social et en retirer une grande satisfaction personnelle.
Si on souhaite faire une recherche sur soi-même en vue d’un
enrichissement personnel, d’être encore meilleur, il est indispensable
d’avoir des exemples, d’apprendre, de connaître, de pratiquer
des techniques propres à faire progresser la personne qui le désire.
La commanderie, c’est-à-dire le lieu où se réunissent
les Sœurs et Frères, propose dans les recherches des sujets,
ceux qui semblent indispensables pour atteindre les buts fixés. C’est
pourquoi, l’étude de l’Ordre ancien, de ses rouages,
ainsi que des travaux d’ordre philosophique, une vue d’ensemble
des religions, seront pris en considération dans les travaux de commanderie.
Le programme d’études du Grand Prieuré est vaste, mais
toujours relié aux éléments qui sont dans ses buts,
c’est-à-dire l’histoire, la connaissance, la spiritualité,
l’épanouissement personnel.
Au Moyen-âge, l’Ordre du Temple avait à sa tête
un collectif d’hommes d’élite qui dirigeait l’Ordre.
Ce sont les mêmes qui établissaient les contacts, souvent officieux,
avec les représentants d’autres civilisations, de traditions
et religions différentes. Les Templiers ont énormément
appris au contact des peuples du Moyen Orient.
Aujourd’hui la chevalerie templière moderne est devenue un
ordre philosophique. Certes, elle se réfère à ses prédécesseurs,
mais les temps ont changé.
Le Grand Prieuré de Suisse comporte trois niveaux d’apprentissage
dans la formation de ses membres soit l’écuyer, le chevalier
novice et le chevalier templier.
A chaque niveau, des travaux et recherches sont proposés, suivant
le plan de travail du Prieuré.
Chaque commanderie s’organise comme elle l’entend, avec des études
proposées, d’après un calendrier annuel.
Des recherches particulières sur l’ésotérisme,
selon l’intérêt des Sœurs et Frères, peuvent être
faites. Des études communes à d’autres commanderies
peuvent être entreprises.
Toutes ces études ont pour but de permettre aux Sœurs et Frères
d’accéder à une meilleure prise de conscience des choses
et d’eux-mêmes.
L’Ordre du Temple médiéval était avant tout
un ordre monastique combattant, en vue de sauvegarder les valeurs de la
chrétienté et libérer le tombeau du Christ.
De nos jours, les obédiences templières sont devenues des
ordres laïcs, philosophiques, dont les buts sont plutôt de maintenir
certaines valeurs et rechercher une élévation morale et spirituelle.
La Régence OSTMH de Porto, dont dépend le Grand Prieuré de
Suisse, est essentiellement chrétienne.
Le Prieuré respecte les autres religions, la liberté individuelle
et la propre conscience de chacun.
Chaque Sœur et Frère est libre de sa propre pensée;
il a le respect de celle d’autrui, ainsi que le respect de la philosophie
du Prieuré.
Dans les réunions en commanderie, il ne critique pas la pensée
et les idées des autres.
Au cours de presque deux cents ans de son existence, l’Ordre du Temple
a entretenu au Moyen Orient des contacts, souvent amicaux, avec des populations
et groupements religieux différents. Qui ne connaît les relations
qu’ils auraient eues avec des confréries telles que l’ordre
des Assassins, des Soufis, des Kabbalistes, Druzes et autres….
Dans la commanderie principale de Jérusalem, il y avait même
un local destiné aux visiteurs musulmans afin qu’ils puissent
pratiquer leur religion. Certains d’entre eux auraient même été reçus
chevalier du Temple.
Le Grand Prieuré de Suisse se veut apolitique et anti raciste. Faire
de la politique au sein du Prieuré pourrait être un motif d’exclusion.
Fidèle à ses principes, le Grand Prieuré de Suisse
ne désire pas faire du prosélytisme à tout crin. Il
fait confiance aux êtres humains dans leur respect mutuel.
Les statuts du Grand Prieuré permettent aux femmes de devenir membres
de l’association en tant que dames du Temple et sont reçues
au même titre que les hommes. La régence Magistrale de Porto
intègre également les femmes dans l’Ordre.
L’évolution de la société avec la participation
de plus en plus importante des femmes dans notre monde actuel, favorise
une présence active de celles-ci dans l’Ordre. Il n’est
pas rare de voir des femmes occuper dans l’Ordre de hautes fonctions
comme Prieur.
L’assiduité et l’intuition qui leur sont propres, apportent
une façon différente de travailler au sein des commanderies.
Notre monde moderne a évolué et accepte cette égalité des
sexes. L’émulation qu’elle peut entraîner est profitable à tous.
Au Moyen-âge, l’Ordre du Temple avait pour mission de défendre
les Lieux Saints, les routes de pèlerinage ainsi que les pèlerins
qui les empruntaient. Des hôpitaux et des hospices situés sur
ces routes les accueillaient.
Mais l’Ordre du Temple contrairement à d’autres ordres
n’était pas un ordre hospitalier.
De nos jours, de grandes associations et ONG, aux moyens importants
prennent en charge les populations démunies.
Le Grand Prieuré de Suisse n’est pas en mesure de réaliser
de tels projets.
Par contre, ses Sœurs et Frères, à titre individuel,
réalisent des actions selon leurs possibilités.
La mondialisation qui s’étend de plus en plus dans nos sociétés,
si elle favorise certains pays, a aussi le grand désavantage de niveler
les cultures et les valeurs au profit d’un consumérisme et
d’un matérialisme effrénés et la perte des repères
hérités de nos anciens.
Conscient, comme d’autres sociétés philosophiques du
risque de la perte de ces valeurs, le Grand Prieuré de Suisse estime
que tout ce qui fait la grandeur et l’originalité de nos pays
doit être défendu et préservé, que ce soit au
niveau culturel, linguistique et spirituel.
Prendre conscience de ce que tous ces éléments nous ont apporté et
tout ce que nous perdrions si cela disparaissait.
La philosophie du Prieuré, pour ne pas dire sa politique, est de
respecter et sauvegarder nos traditions, au niveau individuel déjà,
au niveau de la société ensuite et enfin d’aider dans
la mesure de ses moyens les organisations qui œuvrent pour défendre
ces mêmes intérêts.